jeudi 18 septembre 2008

20 minutes de bonheur, les dessous de Bataille et Fontaine


« 20 minutes de bonheur » est un film qui raconte les coulisses de l'émission «Y'a que la vérité qui compte» est à l'affiche cette semaine, et sans surprise, avoir dit toute la vérité n'a pas beaucoup plus à Bataille et Fontaine qui ont tenté d'interdire la sortie du film.

Présenté au festival de Belfort en 2006, le film avait suscité la colère des deux producteurs qui ont tenté d'empêcher sa sortie en salles. Ils ont presque réussi leur coup. Le film d'Oren Nataf et Isabelle Friedman est visible dans seulement trois salles à Paris et aucune chaîne de télévision n'a souhaité le diffuser...

fiche allociné


lundi 15 septembre 2008

Sympa le pape Benoît XVI !

Après la visite du pape en France, on entend dire de lui que c'est "un pape sympathique, ouvert sur la société"...

Un pape qui, rappelons-le, ferme toute évolution possible au sein de l'Eglise, et dans la société en générale.

Un pape qui s'oppose au remariage des divorcés (et qui n'a d'ailleurs pas salué Mme Carla Sarkozy, qui n'est pas la première femme de notre président!)

Un pape qui prône le retour de la messe en latin, liturgie en vigueur avant le concile Vatican II... revenant ainsi plus de 50 ans en arrière en France.

Un pape qui, comme notre président, porte en avant des valeurs traditionnalistes, voire extrêmistes, et n'apporte aucune réponse aux vraies questions.

Je ne résiste pas au plaisir de rappeler la chanson de ce cher Georges (Brassens) qui, en 76 déjà, tournait en dérision ces vaines guéguerres de bénitiers :

Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin
(source : paroles.net)

Une médaille du foutage de gueule : mention passable


Après un mois d'absence pour cause de surcharge de travail et de congés, l'actualité brûlante de la connerie nous accueille vivement en cette rentrée 2008, à tel point que je ne sais par quoi commencer...

La médaille d'or de la plus belle action de foutage de gueule est tout de même remise à Xavier Darcos, qui a annoncé dimanche 14 septembre l'intention de valoriser les mentions du bac grâce à des médailles : "Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze, selon la mention obtenue" (source le Monde).

Et quid des classes surchargées et de l'échec scolaire? La carotte au bout du bâton va-t-elle aider les derniers de la classe à progresser? Ce choix de l'élitisme par la gratification (qui de plus est inutile : à quoi servirait une médaille pour la suite des études? C'est sérieux, sur un CV, de citer ses médailles au lieu de ses expériences?) ne résoud rien, et les fédérations de parents d'élèves ne rentrent pas dans le panneau.

On ne peut s'empêcher de remarquer l'art du gouvernement à jeter de la poudre aux yeux pour cacher les vrais problèmes, mais il faut surtout s'inquiéter de tant de retour en arrière qui ne sont que régressions sociales les unes après les autres :

- la fin des 35h
- le retour de l'ORTF
- le contentement de l'élite (que ce soit pas des médailles ou par des allégements d'impôts)

Si vous ajoutez à cela un président qui cire les pompes à tous les dictateurs du monde, pourvu qu'ils signent des contrats, et qui entretient le flou autour de la laïcité, vous obtenez une politique faite d'opportunisme, de régressions et de mensonges.

Notre note : mention passable pour le gouvernement.

jeudi 7 août 2008

Le message de la Chine est clair : fermez-la!


Avant même que G.W. Bush débarque à Pékin, les dirigeants chinois le mettent en garde contre toute intervention ou déclaration politique :

lu sur 20minutes.fr

"Nous nous opposons fermement à toute déclaration ou action qui interfère dans les affaires intérieures d'un autre pays au nom des droits de l'Homme ou de la religion", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Qin Gang, sur le site du ministère. Dans un discours prononcé jeudi à Bangkok quelques heures avant son départ pour Pékin, le président américain a fait part de ses "profondes inquiétudes" devant l'état des libertés en Chine, tout en se déclarant "optimiste" quant à l'avenir de ce pays, et se livrant jusqu'au dernier moment à un exercice d'équilibre consistant à critiquer la répression sans brusquer un partenaire de plus en plus important...


Bush est le premier président américain à assister aux J.O. en dehors des Etats-Unis, et il sera sans aucun doute muselé et censuré comme tout autre personne mettant les pieds en Chine.

La Chine, un pays non-démocratique et qui ne respecte pas les droits de l'homme? Le message de Pékin est très clair : et alors, mélez-vous de ce qui vous regarde, sinon vous n'aurez pas nos contrats...

Pour rappel, la différence selon Woody Allen entre une dictature et une démocratie :
une dictature, c'est "ferme ta gueule", alors qu'une démocratie, c'est "cause toujours"...

mercredi 16 juillet 2008

Vous voterez jusqu'à être d'accord!



On apprend que les irlandais devront revoter pour le traité de Lisbonne, suite à la décision de notre tsarissime président.

Est-là sa vision de la démocratie? Ne pas utiliser un refus comme une remise en question, mais reproposer le même texte jusqu'à ce qu'il soit accepté, de lassitude?

Brice Hortefeux avait d'ailleurs déclaré que les Irlandais à l'origine du blocage des réformes européennes "représentent moins de 1 % de la population européenne !". Est-ce une façon de nous dire que les minorités ne comptent pas et que la voix des irlandais n'ont pas de poids?

Espérons que ce manège ne lasse pas plus les européens du droit de vote...

Addendum du 17 Juillet :

La réaction irlandaise ne s'est pas fait attendre, comme on peut le lire sur lepost.fr :

«Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles», s'est insurgé Declan Ganley, l'un des acteurs principaux du "non".

Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le «non» le 12 juin, qualifie la position du président français comme «profondément insultante pour le peuple irlandais». «Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent» a indiqué, Aengus O Snodaigh porte-parole du parti.

Même pour le Parti travailliste irlandais qui a pourtant milité pour le oui «Nicolas Sarkozy commis un sérieux faux-pas»

«Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte»

Le gouvernement irlandais (favorable au oui) est plus réservé et attend de recevoir la visite du président de l'Union Européenne le 21 juillet. Mais le ministre des affaires étrangères prévient : «Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit».

jeudi 3 juillet 2008

Berlusconi veut ficher les indésirables

Le gouvernement italien semble quelque peu nostalgique d'une époque bien "noire" de notre histoire, avec cette annonce :

Une récente déclaration du ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, affirme vouloir créer une base de données contenant les empreintes digitales de tous les Roms du pays.

L'objectif affiché de ce plan est de recenser les Roms en situation irrégulière qui, selon la législation italienne, doivent être expulsés sous trois mois. Le gouvernement de Silvio Berlusconi affiche également sa volonté de fermer rapidement tous les campements illégaux de cette communauté. Ce plan de recensement forcé est condamné par la gauche italienne et a suscité une vive réaction de l'hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana.

Source : http://observers.france24.com/fr/content/20080702-fichage-roms-gitans-italie-berlusconi

C'est ça, la "communauté" européenne?

Je recommande à ce propos vivement la lecture du livre d'Omar Bâ décrivant la misère qui l'a poussé à fuir le Sénégal et qui l'a mené à frôler la mort et à finir par se faire expulser de ce beau pays d'accueil qu'est la France...

mercredi 2 juillet 2008

Tour de France du dopage : des chiffres édifiants


Comme on peut le lire dans cet article du Monde, 85% des vainqueurs du tour de France depuis sa création ont été impliqués dans des affaires de dopage.

Autant dire que le dopage dans le cyclisme est une banalité.

Comment, dans ces circonstances, s'intéresser à un sport déjà en soi d'un intérêt qui m'a toujours échappé, à moins que l'on aime regarder des hommes habillés de publicités passer à toute allure comme les vaches regardent les TGV passer tout en broutant...

mardi 1 juillet 2008

L'armée française a trouvé une nouvelle cible : le public

Lundi 29 juin 2008 à Carcassonne : La démonstration militaire tourne au drame : 17 blessés, dont 4 graves.

Ca ne s'invente pas!

Un soldat a commenté ce drame de façon anonyme au micro de France Info et c'est disponible ici.

Difficile d’exprimer son mécontentement quand on est dans le rang. Le soldat qui s’épanche a demandé qu’on respecte son anonymat. Sa voix a donc été modifiée, à sa demande.
Il connaît bien le 3ème régiment parachutiste d’infanterie de marine, basé a Carcassonne, qui avait ouvert ses portes au public dimanche. Une démonstration d’opérations d’assauts et de libération d’otages effectuée en public. Et pour le soldat, cette “kermesse” à laquelle assistait la foule avait un côté indécent. C’était du "cinéma pour amuser la galerie", avec un nombre d’incohérences inadmissibles, selon lui.

Au delà de l’utilisation de balles réelles, ce qui choque aussi ce militaire, c’est la mise en scène même de la démonstration et le fait que la foule ait été mise en joue. Selon un scénario très étudié, aux limites du reality show, quatre soldats ont visé le public. Tous les spécialistes militaires sont unanimes : on ne pointe pas une arme, même chargée à blanc, sur une foule. Des civils ne doivent jamais se trouver dans la ligne de feu. C’est pourtant ce qui s’est passé dimanche.


Bien entendu, le gouvernement va maintenant s'acharner à trouver un responsable à ce drame, sans chercher les raisons profondes d'un tel accident.

Quand on a un président qui s'expose autant devant les médias et qui vénère le show et le spectacle, il ne faut pas s'étonner que même les défilés militaires deviennent de tels shows.

Sarko off sur France 3



Merci à France Info d'avoir parlé de cette vidéo qui montre de façon sobre de quelle façon nous sommes dirigés. Le monsieur qui fait des grimaces à l'écran et qui gesticule, c'est notre président. Si si. On en rira un jour. Mais en attendant, il maitrise fermement les médias. Attendons-nous à voir la vidéo disparaitre de la toile si elle fait trop de bruit.

jeudi 26 juin 2008

Vous bossez dur et touchez le SMIC? Et alors, Sarkozy aussi travaille dur... (mais il ne gagne pas que le smic)

Il n'a jamais peur des mots ni de la provocation. Non, notre Sarkozy national, chic et choc, accumule tellement la vulgarité qu'il ne choque même plus. Ou alors, c'est que les médias préfèrent se taire?

Aujourd'hui le 26 juin 2008, entendu à la radio, Sarko s'exprime au sujet du SMIC, suite à une visite à des smicards (des pauvres quoi, pour lui). Et voilà sa conclusion :

"je comprends que c'est dur de travailler toute la journée et de rentrer le soir et de ne plus avoir d'argent. Je le sais. Mais moi aussi je travaille dur. Je vous le dis."


Monsieur le président travaille dur : peut-être, mais travaille-t-il bien? Et mérite-t-il de gagner 187 fois le SMIC?

Comme disait Coluche, ils vont être contents, les pauvres, de savoir qu'ils habitent dans un pays riche. L'une des premières actions que Sarkozy a réalisée était de s'augmenter. Et maintenant, à l'heure du mécontentement, de la baisse du pouvoir d'achat, il ne trouve rien de mieux à dire pour donner de l'espoir que de (encore une fois) parler de lui, de son formidable égo, et, comble de la provocation, de vouloir l'admiration pour son dur labeur.

Je déteste quand Sarkozy me prend pour un con, c'est-à-dire, à chaque fois qu'il s'exprime.