Il n'a jamais peur des mots ni de la provocation. Non, notre Sarkozy national, chic et choc, accumule tellement la vulgarité qu'il ne choque même plus. Ou alors, c'est que les médias préfèrent se taire?
Aujourd'hui le 26 juin 2008, entendu à la radio, Sarko s'exprime au sujet du SMIC, suite à une visite à des smicards (des pauvres quoi, pour lui). Et voilà sa conclusion :
"je comprends que c'est dur de travailler toute la journée et de rentrer le soir et de ne plus avoir d'argent. Je le sais. Mais moi aussi je travaille dur. Je vous le dis."
Monsieur le président travaille dur : peut-être, mais travaille-t-il bien? Et mérite-t-il de gagner
187 fois le SMIC?
Comme disait Coluche, ils vont être contents, les pauvres, de savoir qu'ils habitent dans un pays riche. L'une des premières actions que Sarkozy a réalisée était de s'augmenter. Et maintenant, à l'heure du mécontentement, de la baisse du pouvoir d'achat, il ne trouve rien de mieux à dire pour donner de l'espoir que de (encore une fois) parler de lui, de son formidable égo, et, comble de la provocation, de vouloir l'admiration pour son dur labeur.
Je déteste quand Sarkozy me prend pour un con, c'est-à-dire, à chaque fois qu'il s'exprime.